Skip to Content

Home Page ONE ANTENNA in MULTI HOME PAGE 1 category

Artistes tchadiens à l’international / Un autre regard sur le Tchad

La saison culturelle 2014-2015 aura été tout à fait exceptionnelle pour la diffusion des œuvres des artistes tchadiens dans le réseau international, que ce soit dans le domaine de la danse surtout mais aussi de la photographie, de l’architecture et du théâtre. Plus que jamais, les artistes confirment leur rôle de meilleurs ambassadeurs du Tchad pour donner au monde un autre regard sur ce pays que celui véhiculé par des événements dramatiques. À ce titre, leur présence et leur travail dans des lieux de diffusion repérés et prestigieux est absolument fondamental pour ne pas enfermer le Tchad dans une image guerrière et meurtrière.

C’est ce beau miroir du Tchad qui nous intéresse ici.

Celui de la Cité de l’architecture de Paris (série 1), des galeries du Bar Floréal à Paris et du Centre français de Berlin (série 2), de la Biennale de la danse (série 3), du Musée du quai Branly à Paris, du festival Africtions en Allemagne, du réseau des instituts français d’Amérique latine, des plate-formes Danse l’Afrique danse en Afrique (série 4). On peut dire, qu’excepté l’Asie, les artistes tchadiens sont allés partout.

Cette année, il ne s’agit pas seulement d’invitations individuelles mais souvent d’invitations de plusieurs artistes auxquels on confie cette mission de donner un autre regard sur un pays mal connu. Émettons un regret : l’absence des médias tchadiens qui n’ont pas su se saisir de ces formidables opportunités pour montrer au peuple tchadien la manière dont leurs artistes se saisissaient de leur pays pour en donner une image magnifique au monde.

Le danseur et chorégraphe Rodrigue Ousmane

Après la présentation de sa pièce Leda à la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2014, Rodrigue Ousmane a été invité, pour cette même pièce, à Sao Paulo, Salvador de Bahia, Bello Horizonte, Curitiba, Camaçari, Brasilia et Rio au Brésil en 2014 et Bogota, Armenia, Cali, Medellin et Salento en Colombie au mois de mars 2015. Il a ensuite été invité au Festival Kaay Fecc à Dakar pour y présenter sa nouvelle pièce Timothé.

Le danseur et chorégraphe Yaya Sarria

D’avril à mai 2015, Yaya poursuit deux projets : la finalisation de son solo  Yadou présenté sur les plateformes de Danse, l’Afrique danse créé à Kisangani au Congo chez Faustin Linyekula dans le cadre d’un projet “Atelier du Monde” de l’Institut français. Son solo a été présenté à l’institut français du Tchad le 26 juin 2015. Dans un second temps, il coordonne une résidence de création à Yaoundé associant la comédienne camerounaise vivant au Tchad Léonie Youmba, la danseuse gabonaise Laëtitia Mahoussi et le groupe de femmes percussionnistes la Compagnie plateau Ô féminin.

Le danseur et chorégraphe Hyacinthe Tobio

Après un passage à la Biennale de la danse de Lyon en décembre 2014, Hyacinthe Tobio a été invité à présenter sa création Nar’O’Nar au festival « Afrik Urbanarts », festival organisé par le Goethe Institut à Abidjan. En septembre 2015, Hyacinthe est à nouveau invité par Danse l’Afrique danse, cette fois à Maputo au Mozambique pour y travailler sur sa nouvelle pièce, « Awine III » qui sera présentée le vendredi 23 octobre à l’Institut français du Tchad.

Le danseur Aleva et les Tchado’s Stars

L’année 2014 a été notamment marquée, pour les Tchado’s Stars, par une série de spectacles en France, avec African Delight,spectacle créé avec les Soweto’s Finest d’Afrique du Sud. À Lyon, dans le cadre de la Biennale de la danse, sur la Scène nationale d’Arcachon et à la MAC de Créteil. Autour du projet Liaisons et mutations urbaines et de l’exposition N’Djaména, Tchad, Aleva a également participé à un colloque à la Cité de l’architecture et fait une performance à la galerie du Bar Floréal à Paris, lors du vernissage de l’exposition des photographes tchadiens. Finalement, il a été invité à suivre un stage de trois mois à l’école des sables de Dakar sous la direction de Germaine Acogny où il a pu restituer son travail dans le cadre du Festival Kaay Fecc en mai dernier.

Le danseur et chorégraphe Ahmed Taïgué

En novembre 2014, Taïgué a été invité à participer au festival « Africtions-captured by dance » en Allemagne. En octobre 2014, il a mené des ateliers en banlieue parisienne dans le cadre des Ateliers nomades organisés par le Musée du quai Branly. Du 1er au 4 avril 2015, il a été invité pour la création d’une performance chorégraphique, “Laissez-moi”, au musée de Munich. Taïgué y a mené également des ateliers avec des réfugiés d’Afghanistan, d’Irak, d’Iran et du Mali. Il prépare en ce moment un travail de résidences et de création avec les réfugiés des camps tchadiens en coproduction avec le Centre national de la Danse de Pantin, le 104 à Paris et l’Institut français du Tchad. Les premiers travaux résultant de ce programme seront présentés à N’Djaména lors de la quatrième édition du festival Souar Souar, rencontres chorégraphiques au Tchad en décembre 2015.

Le photographe Abdoulaye Barry et le collectif Photocamp

En décembre 2014, la cité de l’architecture, la galerie parisienne du Bar Floréal et le centre français de Berlin ont offert, en janvier et février 2015, une exposition d’Abdoulaye Barry à Paris. Deux expositions de portraits, Enfants des rues et Coins chauds. L’autre partie de l’exposition présentait des photographies du collectif Photocamp, montrées à N’Djaména à son retour d’Europe en mars dernier et à l’occasion de la publication du livre N’Djaména Tchad aux éditions CréaphisAbdoulaye Barry a également participé au colloque Liaisons et Mutations Urbaines à la Cité de l’architecture au Palais de Chaillot à Paris le 5 octobre dernier.

Le comédien et metteur en scène Bonaventure Madjitoubangar de la compagnie Djamah-Afrik

En 2014, Bonaventure a travaillé à l’écriture et au montage du spectacle Pieds blancs ou le diadème de ronces avec la comédienne camerounaise Léonie Youmba, présenté en janvier 2015 à l’IFT. Un spectacle adapté de Koulsy Lamko, sur la question de la femme, des femmes, de toutes ces femmes que l’on juge et que l’on n’écoute pas. Avec Léonie, ils ont bénéficié de plusieurs séjours en France pour l’écriture de ce projet. A Paris en octobre, Bonaventure a participé aux rencontres autour du projet Liaisons et Mutations Urbaines à la cité de l’architecture et du patrimoine avec d’autres artistes tchadiens. Il a ensuite été invité à présenter son travail au festival Rendez-vous chez nous à Ouagadougou avec la compagnie La Hors de de Lyon et le danseur burkinabé Adonis Niébé. En juin et juillet 2015, il a été invité par le festival des arts de la rue Les Invits de Villeurbanne, sous la direction de Patrice Papelard ; période durant laquelle il a travaillé La malice des hommes avec Nathalie Veuillet de la compagnie La Hors de.  Dans le cadre de ce séjour, il a aussi été invité à participer au Festival des Arts de la Rue Viva Cité de Sotteville-les-Rouen.

Le slammeur Croquemort

Remarqué pour son travail d’écriture, Croquemort a été invité, en novembre 2014 et de juin à septembre 2015, aux Pays-Bas, à Leiden, pour y mener une résidence d’écriture dans le cadre du programme « Voice4Thought », avec une série de spectacles, ateliers, débats dans l’enceinte de l’Université et lors de différents festivals organisés dans la région pendant l’été. A côté de son travail aux Pays-Bas, il a été invité au Festival International de Slam et d’Humour de Bamako au Mali en mars 2015. Il participe également en septembre 2015 au festival de slam Plu-Oui-De-Mo à Ouagadougou au Burkina Faso.

Mawndoé, Sultan et Mounira Mitchala

Mawndoé était à Paris en novembre 2014 pour un concert à l’Alimentation Générale. Il est la tête d’affiche du Festival Waga Hip-Hop à Ouagadougou en octobre 2014.

Sultan était en concert à l’Université de Yaoundé 1, au Cameroun.

Mounira Mitchala et quatre de ses musiciens ont été invités par la diaspora tchadienne à Berlin en Septembre 2015.