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Rencontres chorégraphiques / Souar Souar

SOUAR SOUAR

Rencontres chorégraphiques à N’Djaména / Institut Français du Tchad

Depuis une dizaine d’années, cinq chorégraphes tchadiens contemporains ont été repérés et soutenus par les services des coopérations allemande, américaine, française et suisse. Chacun de ces danseurs bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance internationale. Plusieurs rencontres avec ces compagnies émaillaient la saison culturelle sans pour autant proposer une programmation internationale en vue de mettre en place une plate forme de rencontres chorégraphiques à N’Djaména fréquentée par les programmateurs. L’institut français du Tchad leur a proposé en 2012 de se réunir pour organiser collectivement la première édition d’un festival affichant cette nouvelle ambition. La première édition des rencontres chorégraphiques Souar Souar a été organisée en décembre 2012 sous la direction du chorégraphe Taïgué associé aux quatre autres chorégraphes : Yaya Sarria, Hyacinthe Tobio, Rodrigue Ousmane et Mbang Bousso. La deuxième édition des rencontres chorégraphiques Souar Souar s’est tenue du 3 au 10 décembre 2013 sur 2 sites : Le ballet national et l’Institut français du Tchad.

La dynamique festivalière

En deux ans seulement, le festival a acquis une force de maturité et trouvé un très large public. Les rencontres étaient organisées chaque soir de 18h00 à minuit du 3 au 10 décembre 2013 et proposaient une programmation continue qui associait la danse traditionnelle, les danses urbaines et la danse contemporaine. La difficulté de concilier la danse contemporaine avec un public traditionnel était très largement relativisée par ce brassage des esthétiques qui n’est pas seulement une juxtaposition des genres mais également le fruit de partages et de constructions esthétiques nouvelles. Du côté international, les rencontres ont proposé des diffusions et créations des compagnies : N’Soleh (côte d’Ivoire) avec la chorégraphe Jenny Mezile ;  Karembastudio (Mali) avec le chorégraphe Aly Karembé ; les solos de Mamela Nyamza (Afrique du sud) et de Bertrand Saky (Sénégal). Du côté national, les chorégraphes tchadiens utilisent les rencontres comme plate-forme de création pour une première diffusion de leurs travaux. Le site choisi pour l’organisation des spectacles (en dehors de l’IFT) propose des cafés et restaurants éphémères. Au delà d’un lieu de spectacle, c’est un lieu de vie organisé en village. Des plages ouvertes dans la programmation permettent à de jeunes danseurs de proposer leur performance.

Incontestablement, le collectif est parvenu à mettre en place un très beau moment de rencontres et de spectacles associant la convivialité festivalière à l’exigence d’un lieu de création. Le festival reçoit le soutien financier du ministère de la culture du Tchad, de l’Institut français Paris, de la coopération française et de nombreux partenaires privés : hôtels, société de téléphonie, Air France…

L’émulation pour la danse autour du collectif

Ces rencontres sont le point d’orgue de toute une politique mise en oeuvre, tout au long de l’année, par chacun des partenaires en faveur de la danse :

Un thé au Sahel

Création en 2012 d’un format de spectacles chorégraphiques Un thé au Sahel par l’Institut français du Tchad et le Ballet National du Tchad sous l’impulsion du chorégraphe Mbang bousso. Un spectacle mensuel associant danses traditionnelles des peuples du nord et du sud lors d’un même événement. Un thé au Sahel propose un partage des esthétiques comme des publics et invite les populations à circuler d’un quartier à l’autre. Ils se déroulent à l’Institut français comme partout dans les quartiers de la ville et dans les villes de Moundou et Abéché depuis mars 2013.

– Ateliers de Maîtres

Mise en place d’ateliers de Maîtres ou workshops, à l’institut français, sur invitation de compagnies internationales cofinancées par les coopérations allemande, suisse, américaine et française. En 2012 et 2013 : Cie N’Posse et Barbara Sarreau (France), Tonia Shilling (Suisse), Netta Pulvechmacher (USA), Kettly Noël (Mali), Sarah Israël (Allemagne). En 2014 : Abdennour Belalit et Alexandre Sanavixay (France) en février, Farid Berki et Olivier Lefrançois (France) en mars, Patrick Acogny (Sénégal) en avril. Chaque fois, la présentation d’un spectacle est associée à un atelier de travail d’une dizaine de jours. Les ateliers français sont souvent inscrits dans un dispositif soutenu par l’Institut français/Paris, les autres compagnies sont soutenues par les coopérations des autres pays. Les ateliers se déroulent à l’institut français du Tchad et au Ballet National.

– Une politique de soutien à la création.

Chaque chorégraphe parvient à créer une pièce au moins tous les deux ans. Politique soutenue en 2013 par Dominique Hervieu de la Biennale de la Danse de Lyon invitée en avril dernier qui a cofinancé une commande à Taïgué. D’autres projets reçoivent les soutiens « Visas pour la création » de l’Institut français et, bien sûr, les soutiens des autres coopérations internationales. Les productions de leurs oeuvres se tiennent toutes à l’Institut français dans le cadre de sa programmation de spectacles vivants.

– Les résultats au niveau international

Cette politique a permis de mettre en exergue plusieurs chorégraphes sur le plan international.

– En France : Taïgué et Hyacinthe Tobio. Les Tchados stars bénéficieront d’une tournée en septembre et octobre 2014. Tournée portée par un programmateur (Interarts de Lausanne) venue aux deux éditions de Souar Souar.

– En Afrique, en Suisse et aux Usa : La compagnie Sabot du vent de Yaya Sarria ;

– En Europe et en Amérique latine : Rodrigue Ousmane. Lequel a remporté le premier prix du festival Dance Theater de Stuttgart.

– Biennale de la Danse de Lyon : Dominique Hervieu, directrice de la de la Maison et de Biennale de la danse de Lyon est venue confirmer ce travail en avril 2013. Trois compagnies sont aujourd’hui sélectionnées pour la Biennale de la Danse 2014 dont les Tchado Stars (jeune compagnie jusqu’alors inconnue et repérée au festival Souar Souar) avec Ndam Sena de Taigué etNagdorode Rodrigue Ousmane.

– Les perspectives

Ces succès au cours de l’année 2013 ont incontestablement booster le secteur des danses urbaines et contemporaines à N’Djaména. Ils font naître de légitimes espoirs à toute une génération. L’institut français du Tchad associé à l’Institut français/Paris et la société de téléphonie Mobile TIGO renforce donc son dispositif d’accompagnement autour de ces esthétiques en créant nottamment un nouveau rendez-vous mensuel : les Battles qui ont réuni près de 2000 personnes lors des dernières éditions : Un nouveau public qui n’avait pas ou peu coutume de venir à l’Institut.

Deux Ateliers du Monde ont été retenus en 2014 par l’IF/Paris : Franco/tchadien avec Farid Berki et Rodrigue Ousmane, Tchado/congolais avec Yaya Saria et Faustin Linyekula.

La plate-forme de rencontres et de productions chorégraphiques : Souar Souar n’est donc pas une manifestation isolée. Elle constitue un point d’orgue qui propose une lecture de l’ensemble des travaux réalisés tout au long de l’année que ce soit en matière de formation, d’émulation et de création. Les deux premières éditions ont remporté un succés considérable de par la qualité de la programmation tchadienne, les invitations pertinentes d’équipes étrangères mais aussi sur le plan organisationnel : Un public considérable (près de 600 personnes tous les soirs au ballet national et à l’Institut français), une convivialité restaurée alors que le Tchad s’éteint, partout ailleurs, après 20h00.

En dehors de l’Institut français et du festival Souar Souar, il n’existe aucun réseau de diffusion sur le territoire national pour conforter le travail de ces compagnies. Cet événement est devenu tout à fait prioritaire dans le paysage artistique tchadien et propose, surtout, un tremplin vers l’international qui sera largement confirmé en 2014. Six dates de spectacles à l’étranger en 2013, 15 dates de programmées, pour l’heure, en 2014.

Patrick Giraudo

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