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Artistes tchadiens à l’international / Tchad en France

TCHADenFRANCE 2014

La politique artistique de l’institut français est ancrée sur la mise en place de résidences croisées entre artistes étrangers et artistes tchadiens. D’une part pour assurer des rencontres de formation de haut niveau à destination des professionnels tchadiens, d’autre part pour initier l’insertion des artistes tchadiens dans les réseaux de diffusion et de production internationaux.

Entre le 24 et le 5 octobre, la Biennale de la danse de Lyon a présenté 3 équipes chorégraphiques tchadiennes sur 20 rendez-vous dont 11 représentations à Arcachon, Lyon et Paris/Mac de Créteil. La cité de l’architecture a organisé un colloque consacré à l’immersion d’équipes artistiques dans l’espace urbain de N’Djaména et la requalification architecturale d’une place à vivre associée aux usagers, habitants et équipes artistiques. La galerie du Bar Floréal a consacré une exposition aux photographes tchadiens. Tout le mois d’octobre, le musée du quai Branly consacre ses ateliers nomades à un chorégraphe tchadien. Entre novembre 2014 et février 2015, ce programme de diffusion des artistes tchadiens en europe se poursuivra avec le festival Africtions en Allemagne et le Centre français de Berlin pour 6 représentations d’un spectacle et la présentation d’une exposition.

Mode de financement du programme de résidences immergées dans l’espace public.

Toutes les résidences reposent sur un principe de résidences croisées entre artistes internationaux et artistes tchadiens leur assurant professionnalisation, création et diffusion au Tchad bien entendu et surtout à l’international en fonction de la qualité des travaux.

Les invitations d’artistes étrangers sont financées par l’institut français du Tchad dans le cadre d’appels à projets de l’IF/Paris (IF-Prog) et la coopération de l’Ambassade d’Allemangne dans le cadre d’un projet franco-allemand. Ces invitations donnent chaque fois lieu à une exposition ou un spectacle présentés à l’Institut français du Tchad et une résidence de création dans l’espace public associée aux artistes tchadiens.

Les résidences des artistes tchadiens sont financées sur appel à projets du Fonds social de développement pour un montant total de 150 000 euros.

La continuité de ce travail a fait l’objet de demande de financements auprès de l’Union Européenne. Les résultats seront connus en fin d’année 2014.

L’institut français du Tchad s’est appuyé sur la sélection de 3 équipes tchadiennes par Dominique Hervieu, directrice de la Biennale de la danse de Lyon pour coordonner un programme de diffusion des artistes tchadiens en France et en Allemagne. Quatre disciplines artistiques étaient concernées : La danse contemporaine et urbaine, la photographie, le théâtre et l’architecture.

Tous ces artistes bénéficiaient d’un soutien dans le cadre des projets du FSD.

La valorisation à l’international

La Biennale de la danse de Lyon

Dominique Hervieu a joué un rôle considérable dans ce portrait du Tchad en France. Au delà des 11 représentations, elle a organisé 9 rendez-vous entre les artistes tchadiens et les publics auxquels elle a personnellement participé. Elle a défendu son engagement pour construire de nouvelles représentations sur le Tchad au travers de ses artistes. Des salles de 1000 à 4 000 places toutes à guichet clos. Un succés considérable renforcé par le producteur de la tournée (Jean-Luc Larguier) et le directeur artistique de la création des Tchados Stars (Jacques Blanc) avec lequel l’Institut français du Tchad travaille depuis un an et demi pour présenter un spectacle mixte entre une compagnie sud-africaine (Les Sowetos) et une compagnie tchadienne (Les tchados-stars).

Un investissement de 150 000 euros du producteur pour la promotion de ces artistes en Europe.

En marge de l’invitation des Tchados-Stars, Dominique Hervieu a programmé deux autres chorégraphes tchadiens : Rodrigue Ousmane (pour sa pièce Leda) et Taïgué Ahmed (pour son travail dans les camps de réfugiés). Le défilé de la danse a également réuni deux autres chorégraphes tchadiens Hyacinthe Tobio et Yaya Sarria ainsi qu’un créateur styliste J-Rabel (qui porte le festival de mode Kelou Fashion mis en place à N’Djaména en 2012 par un collectif de créateurs/stylistes et l’Institut français du Tchad).

Notons que c’est la toute première fois que des tchadiens sont présentés à ce niveau d’excellence. Ils ont remporté un succès considérable qui laisse augurer la mise en place de nouvelles tournées avec les Tchado’s Stars.

La Cité de l’architecture – Palais de Chaillot/Paris

Associée à l’Institut français/Paris, la cité de l’architecture a organisé le 3 octobre dernier, un colloque consacré à des photographes, gens de théâtre et architectes sur la manière de repenser un espace urbain concerté entre les tous nouveaux élus, les habitants, les usagers et les artistes : Projets Mutations urbaines et Liaisons urbaines sur la requalification architecturale de la place à vivre de Chagoua à N’Djaména.

La mairie de N’Djaména est partenaire de ces projets depuis les origines (février 2013) ; elle était invitée au colloque à Paris. 3 équipes artistiques représentaient au total plus d’une cinquantaine d’artistes qui travaillent au quotidien dans l’espace public grâce, notamment, au Fonds social de développement qui a financé une équipe de photographes (16) sous la direction d’Abdoulaye Barry (lauréat des rencontres de Bamako 2009), de théâtre (6) sous la direction de Bonaventure Madjitoubangar, de danseurs et chorégraphes (20) sous la direction de Taïgué, de conteurs (17, le collectif COCOTITI), de plasticiens (2 : Maxime Ganza et Éric Tak) et un réalisateur (Nagriam Yohoyam).

L’ensemble des projets s’achèvera au terme du second semestre 2015.

Le colloque à rassemblé 150 personnes, pour la plupart professionnels des questions de définitions d’espaces architecturaux en Afrique. Il était présidé par Guy Amsellem, Président de la cité de l’architecture.

La Galerie du Bar Floréal – Paris , le Centre français de Berlin

La galerie du Bar Floréal à Paris et le Centre français de Berlin associé à l’institut français de Berlin présentent une exposition consacrée au programme de résidences croisées entre photographes internationaux (Philippe Guionie-F, Anissa Michalon-F, André Lejarre-F, Invisible Borders-Nigéria, Maurice Weiss-D) et photographes tchadiens (Abdoulaye Barry, Abdoulaye Abba Abdoulaye, Amin Souleymane, Bicrabé Bantola, Innocent Djimyenan, Sylvain Dillah, Kram-Ral Narabaye, Éric Dionmadji Mbaiam, Mahamoud Ali Ahmat Bello, Ngatile Ronelbé, Salma Khalil, Yahya Abakoutou Morazi, Souleymane Idriss, Bachir Komeng, Voundimaisou Zonwarna, Nadji ). Deux des photographes tchadiens ont été invités à Paris.

Ce programme doit déboucher sur un projet de coopération entre les 3 collectifs français, allemand et tchadien en vue de créer une agence de presse photographique à N’Djaména.

L’exposition, soutenue par le fonds franco-Allemand, a été présentée à la Galerie du Bar Floréal à Paris en septembre et octobre dernier. Elle le sera au Centre français de Berlin en janvier et février 2015.

Un livre édité à 1000 exemplaires aux éditions Créaphis, partenaire du projet, sera diffusé dans les librairies à compter de janvier 2015.

Le Musée du quai Branly à Paris et le festival AFRICTIONS en Allemagne

Des ateliers dansés ont été organisés à la même période, sous la direction de Taïgué, au Musée du quai Branly dans le cadre de leur programme « Les Ateliers nomades ». Une restitution se tiendra au musée le 29 novembre prochain. Par ailleurs, la Biennale de la danse de Lyon, l’Institut français du Tchad et le festival AFRICTIONS ont commandé une création chorégraphique à Taïgué Abanay Abanay, qui sera créée en novembre prochain en Allemagne. La pièce bénéficie d’une tournée de 6 dates. À son retour début décembre, à N’Djaména, elle sera présentée à l’Institut français du Tchad dans le cadre des rencontres chorégraphiques Souar Souar. L’œuvre sera présentée à la maison de la danse de Lyon dans le courant de la saison 2015.

Cette vaste opération en France et en Allemagne a été coordonnée par l’Institut français du Tchad et financée par les partenaires invitants (Biennale de la danse, Mac Créteil, cité de l’architecture, théâtre d’Arcachon, Larguier production) et les projets associant la coopération allemande. Au total entre septembre 2014 et janvier 2015, ce seront plus de 50 dates de rencontres entre les artistes tchadiens et les publics français et allemand. 16 photographes, 8 danseurs et chorégraphes, 2 architectes, 2 metteurs en scène et dramaturge verront leurs travail diffusé. 7 artistes français, allemand et nigérians sont associés à ce programme. 18 scènes et lieux d’exposition ont présenté ces travaux dont la Maison de la danse de Lyon, la Mac de Créteil et la Cité de l’architecture à Paris. Un défit artistique, esthétique mais aussi un défi en terme de diffusion pour des artistes tchadiens qui font leur entrée dans les réseaux internationaux les plus prestigieux. 

Patrick Giraudo