L’Institut français a accueilli deux fois le groupe des Matania qui réunit cinq jeunes femmes aux voix envoûtantes. Dans ce groupe, on se souvient de la prestation, trop courte, de Menodji en solo lors de la première partie du specacle consacré au lancement du festival «Toumaï Film». Une voix très particulière, aux intonations parfois douloureuses et sensuelles. Nous avons eu envie de la réinviter, pour la première fois, seule, avec ses musiciens.

Melodji, de son vrai nom Menodji, est une jeune chanteuse de 24 ans d’origine Tchadienne. Issue d’une grande et modeste famille, elle grandit à N’Djamena. Melodji chante à la chorale de son église depuis qu’elle a 12 ans et entame une carrière musicale avec son groupe de musique Matania connu et reconnu au Tchad. Melodji se décide et débute sa carrière solo tout en restant attachée à son groupe Matania. Depuis, sa popularité ne cesse de croître au Tchad. Melodji a un timbre de voix très étonnant et apporte un vrai renouveau dans le paysage musical tchadien d’autant que les hommes y occupent une place (parfois trop) prépondérante. Elle incarne une génération de femmes affranchies qui ont décidé de leur destin. Dans sa musique on retrouve des influences r’n’b et de la musique pop américaine qu’elle associe aux musiques traditionnelles tchadiennes avec des rythmes afrobeat. Elle chante dans plusieurs dialectes tchadiens mais aussi en français. Un mélange réussi de tradition et de modernité qui invente une véritable personnalité musicale. On peut aussi la découvrir à travers ses clips «koudj» et «Dian» de son premier album visible sur Trace Afrique. L’association RETROPROD gère la carrière de la jeune chanteuse et l’a associée à la création musicale « LOCHANI » entre artistes Maliens, Français et Tchadiens qui a bénéficié d’une tournée en France. C’est bientôt une période de vœux ; nous lui souhaitons un prochain prix découverte Rfi …