Placide est encore très jeune quand il commence la musique en écoutant les chansons de Bob Marley, Alpha Blondy, Lucky Dube, Peter Tosh et bien d’autres. Amoureux de reggae, il devient très vite l’interprète, à toutes les soirées, fêtes et cérémonies de jeunes, de ces grands musiciens. Encore lycéen, il part pour le Cameroun pour se faire un nom, revient pour décrocher son bac en 2002, repart pour le Ghana apprendre l’anglais, mais c’est après son véritable retour à N’Djaména, en 2004, qu’il sort son premier album, Sweet Coconut. C’est un succès ; son album est sacré meilleur album de l’année par différents Hits Parades des radios de la capitale. Fort de ce succès, il fait la première partie de Tiken Jah Fakoly au Stade Idriss Mahamat Ouya. Consécration.
Cinq ans après, il sort Coup de cloche, un album de huit titres enregistré au studio de Hadre Dounia. Défenseur de la jeunesse africaine en général et de celle du Tchad en particulier, Placide s’engage pour les mêmes combats dans son disque suivant, Rêve, sorti fin 2013, produit grâce au soutien de la maison de production Mangaral Production. Cette fois, c’est un disque multilingue : il y chante dans les deux dialectes locaux du Tchad, l’arabe local et le laka, mais aussi en français et en anglais. Il s’y engage pour la protection de l’environnement, dénonce les violations des droits de l’homme et s’insurge contre la marginalisation de la femme. En 2014, il est lauréat du Festival NDjam VI 2014 version world music.
Aujourd’hui ambassadeur de Tigo, chanteur engagé et porteur de messages favorables aux valeurs humaines, Placide Ayreh se réclame Rasta national et traite des sujets relatifs à la vie quotidienne des tchadiens de toutes les couches sociales.
Tous les ans, nous commémorons la mort de Bob Marley aux alentours du 11 mai. Cette année, Placide vous invite à partager avec lui un moment de communion exceptionnelle et de revivre en live un répertoire reggae très riche.