N’DJAMÉNA, TCHAD

EDITIONS CRÉAPHIS

 

Il est en vente en librairie depuis le 6 janvier en France et à la Source au Tchad.

 

N’DJAMÉNA, TCHAD

EDITIONS CRÉAPHIS

N’DJAMÉNA, CAPITALE DU TCHAD, EST MONTRÉE ICI SOUS UNE FORME PLURIELLE ET SUJECTIVE. CE LIVRE TÉMOIGNE, PLUS QU’IL NE DOCUMENTE, DE SITUATIONS EN S’ATTACHANT MOINS AUX TRACES HISTORIQUES QU’À UN ÉTAT DES LIEUX CONTEMPORAIN. CE N’EST PAS UNE MONOGRAPHIE DE CETTE VILLE ANCIENNEMENT NOMMÉE FORT-LAMY MAIS PLUTÔT UNE EXPÉRIENCE LITTÉRAIRE ET PHOTOGRAPHIQUE ISSUE DE RÉSIDENCES D’ARTISTES PRODUITES PAR L’INSTITUT FRANÇAIS DU TCHAD.

LA DIVERSITÉ DES POINTS DE VUE CONSTITUE UNE MOSAÏQUE DE LA VILLE EN 2014 QUE LE TEXTE DE L’ÉCRIVAIN TCHADIEN NIMROD ÉCLAIRE AVEC FORCE. LE LIVRE PROPOSE PLUSIEURS ENTRÉES : PARCOURS DANS LES QUARTIERS, IMAGES DE LA VIE QUOTIDIENNE, GESTES ET SAVOIR-FAIRE, VISION INSOLITE DE MILIEUX SOCIAUX CONTRASTÉS, LIEUX HABITÉS, PORTRAITS D’HABITANTS ET REGARD DÉCALÉ SUR LES INSTITUTIONS. LA RICHESSE ET LA LÉGITIMITÉ DE CE LIVRE REPOSENT SUR L’ENGAGEMENT DES AUTEURS TCHADIENS ET EUROPÉENS POUR TENTER DE SAISIR UN PEU N’DJAMÉNA.

En février 2013, dans le cadre d’un colloque intitié par la Mairie de N’Djaména et l’Agence française de développement sur le thème : N’Djaména, pensez la ville capitale de demain, l’Institut français du Tchad avait piloté un atelier sur le thème de la culture comme facteur de développement. À la même période, la coopération française, l’Institut français du Tchad et l’IF/Paris ouvraient deux chantiers : Un programme de résidences d’artistes immergés dans l’espace public et un programme de requalification architecturale d’une place à vivre associé aux équipes artistiques. Le collectif tchadien de photographes et d’écrivains de la ville est issu de ces programmes. Comprendre ensemble, élus, artistes, population, que les mutations d’une ville ne s’opèrent pas seulement dans la construction d’immeubles ou de routes mais qu’elles consistent surtout à franchir les frontières invisibles entre les cultures et les peuples.

 Ils étaient 4 en 2012 à la création du collectif qui n’avait pas encore de nom : Abdoulaye Barry, Salma Khalil, Innocent Djimynan, Sylvain Dillah et Ronelbé Ngatil. Barry était le seul qui bénéficiait d’une reconnaissance internationale. Il avait été lauréat des rencontres de la photographie de Bamako en 2009. Avec le soutien du Centre Al Mouna et de l’Institut français du Tchad, le collectif commence par travailler avec deux photographes français Anissa Michalon et Philippe Guionie. En 2013, le collectif est associé à un projet d’immersion d’équipes artistiques dans l’espace public :  Mutations urbaines de la compagnie Djamah-Afrik dans le cadre d’une résidence financée par le Fonds social de développement de la coopération française. Le collectif grossit à mesure qu’ils travaillent dans l’espace de la ville pour comprendre comment les habitants subissent ou partagent l’ambition d’une capitale africaine sans cesse en mouvement. Ils observent, transcrivent, traduisent, interprètent. Le collectif travaille et s’attache de nouvelles personnalités. De quatre ils deviennent quatorze.

En 2014, les invitations d’artistes étrangers s’accélèrent grâce au concours de l’Institut français du Tchad, de la coopération allemande et du Fonds culturel franco-Allemand : André Lejarre et Olivier Pasquiers du Bar Floréal à Paris, les Invisible Borders du Nigéria, Maurice Weiss d’Ostkreuz à Berlin. Ils se préparent aujourd’hui à la création de ce que pourra être une agence de photographes tchadiens qui se fixe pour objectif d’accompagner la presse étrangère et bien sûr, dans l’avenir, recevoir directement des commandes de la presse internationale pour raconter l’histoire d’un pays fragmenté, extraordinairement complexe et qu’aucun œil étranger ne pourrait saisir à moins d’un séjour très prolongé.