L’orchestre Saï-Sig a survécu à la mort de son leader charismatique Aldjim Carlos en 2002. Dès lors, il continue à donner des concerts live tout en travaillant au studio.

Les transfuges de Carlos enregistrent cette année, un deuxième album de 11 titres, marquant ainsi les 11 années sans leur chef. Composés en plusieurs langues à savoir Arabe local, Sara et en Français, les titres, plus rythmiques calqués sur les styles tradi-modernes sont un cocktail de saï, de la rumba, du soukouss et de worldmusic.

Les chansons de ce florilège intitulé Corruption abordent des questions sociales qui décrivent le lot quotidien des citoyens tchadiens et de la malgouvernance.

La performance scénique du groupe n’est pas un mélange de routines, mais un travail soigneusement abattu.

Car, Saï-Sig a compris que le rythme et l’orchestration de Carlos Aldjim reste sa plus grande force, capable de faire danser n’importe qui.

La formation musicale, Saï-Sig, a vu le jour le 17 juin 1993. Elle est actuellement dirigée par Nodjiram Félix.